Maintenant et ... avant

Hongrie

MAINTENANT

D'après le Courrier des Balkans

 

La Hongrie envoie des policiers sur les frontières de la Macédoine

3 avril 2019 – 9h15 : La Hongrie va envoyer 15 policiers en renfort sur la frontière entre la Serbie et la Macédoine du Nord, et 30 sur la frontière entre la Macédoine du Nord et la Grèce, afin d’aider à prévenir les migrations illégales et d’arrêter les trafiquants. Ces policiers seront dotés de véhicules tout-terrain et de matériel pour la détection nocturne.

Serbie

MAINTENANT

Mourir de froid où? --- 13 février 2019

Sept migrants dans un camion frigorifique à la frontière serbo-croate

Ils ont été découverts ce mardi 12 février  par les douaniers au poste frontière de Batrovci, entre la Serbie et la Croatie, alors qu’ils se trouvaient dans un camion frigorifique servant au transport de framboises, à l’intérieur duquel la température était de -22°. Depuis le début de l’année, la douane serbe affirme avoir découvert 150 migrants tentant de franchir illégalement les frontières du pays.

France

MAINTENANT

Expulsion des migrants à la Porte de la Chapelle , ce 30 juin 2017

Les autorités procédaient vendredi matin dans le calme à l'évacuation de plus de 2.000 migrants installés dans des campements sauvages dans le nord de Paris, à quelques jours de la présentation par le gouvernement d'un "plan migrants".

L'évacuation de campements aux conditions de vie déplorables qui s'étaient créés près d'un centre humanitaire pour migrants saturé a débuté peu après 06H00 porte de la Chapelle, a constaté une journaliste de l'AFP. L'opération est menée par la préfecture de police, la préfecture d'Île-de-France, l'Office français d'immigration et d'intégration (Ofii), la ville de Paris et les associations France terre d'asile et Emmaüs.

La préfecture de police et la préfecture d'Ile-de-France ont indiqué dans un communiqué commun que les migrants se verront "proposer une solution d'hébergement provisoire en Île-de-France", soulignant que les campements illicites présentaient "des risques importants pour la sécurité et la santé de leurs occupants comme des riverains".

Une soixantaine de bus ont été réquisitionnés et à 07H00, une dizaine de bus étaient déjà partis, selon la préfecture de région.

Selon le secrétaire général de la préfecture d'Île-de-France, François Ravier, l'évacuation porte sur "2.500 personnes au moins". "On a trouvé une vingtaine de structures en Île-de-France, essentiellement des gymnases, où une centaine de bénévoles sont sur place".

"L'expérience montre qu'il y a toujours plus de personnes que le nombre évalué", a-t-il ajouté, alors que jeudi, le préfet d'Ile-de-France Michel Cadot avait parlé de 1.600 migrants décomptés dans les quartiers nord de Paris.

Milat, un Afghan de 19 ans, petit sac à dos pour tout bagage, est arrivé porte de la Chapelle voici deux mois. "On a appris hier qu'il se passerait quelque chose. On va monter dans des bus et ils vont nous emmener dans des hôtels, des centres. Je ne sais pas où mais ce sera bien. Ici la vie n'était pas bien. Je dormais près de l'autoroute", dit-il à l'AFP.

Mirwaiz, Afghan, suit l'évacuation, appuyé sur sa béquille. "J'ai entendu parler de gymnases... C'est bien. Dès que j'ai une chambre ou un lit, j'apprends le français", explique le jeune homme qui tient à parsemer la conversation de phrases qu'il connait en français.

Ori, un jeune Guinéen de 16 ans, semble perdu et cherche le point de ralliement pour les personnes vulnérables, un papier annonçant son âge a la main. "Je suis fatigué, fatigué" répète-t-il, les yeux dans le vague.

- Reconstitutions incessantes -

Cette évacuation, la 34e depuis juin 2015 à Paris, était très attendue alors que les campements, qui s'étaient constitués près du centre humanitaire pour migrants ouvert en novembre porte de la Chapelle, ne cessaient de grossir et les conditions de vie s'y dégrader, aussi bien d'un point de vue sanitaire que pour les tensions communautaires.

Les associations, redoutant pour la vie même des migrants, dénonçaient des conditions de vie déplorables et l'absence de structures sanitaires.

Selon Pierre Henry, directeur général de France terre d'asile chargée des maraudes, le campement grossissait chaque semaine avec "200 personnes supplémentaires".

Le 9 mai, un peu plus de 1.600 migrants avaient déjà été évacués de campements insalubres installés au même endroit, dans ce qui constituait la plus grosse opération de mise à l'abri en six mois.

Compte-tenu de l'accélération des arrivées de migrants dans la capitale, le dispositif d'accueil sature malgré les orientations vers des centres d'hébergement ailleurs en France, qui s'avèrent insuffisantes.

Ouvert en novembre à l'initiative de la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, le centre humanitaire pour migrants de Paris avait pour objectif de mettre fin à ces incessantes reconstitutions de campements indignes dans la capitale.

Depuis le démantèlement de la "Jungle" de Calais en octobre, Paris est devenue le plus grand centre de transit pour les migrants souhaitant demander l'asile.

Dans quelques jours, le ministère de l'Intérieur doit présenter des mesures sur l'asile et la lutte contre l'immigration irrégulière. La maire de Paris Anne Hidalgo a pour sa part dévoilé jeudi une proposition de loi "clés en mains" sur l'accueil des migrants et l'intégration des réfugiés, avec notamment un Haut Commissaire placé auprès du Premier ministre.

Croatie

MAINTENANT

De nouvelles violences dénoncées -- 26 mai 2017

L’organisation Médecins sans frontières (MSF) à Belgrade déclare avoir traité et documenté dix cas de blessures avec des signes physiques de violence, chacune des personnes provenant de la frontière serbo-croate. Durant la même période l’organisation Médecins du monde (MDM) déclare avoir traité 23 cas pour des signes similaires de violence. Selon les témoignages collectés par les équipes de MSF, ces violences seraient perpétuées par la police Croate à la frontière avec la Serbie. « Ces violences suivent les mêmes schémas : des coups de matraques ou de bâtons, téléphones détruits et argent dérobé », declare Stephane Moissaing, chef de mission en Serbie.

Bulgarie

MAINTENANT  !

D'après le Courrier des Balkans du 16/03/2017

 

En Bulgarie, des milliers de migrants ont « disparu » des camps de réfugiés gouvernementaux

 Au cours des six derniers mois, des milliers des migrants ont « disparu » des centres de distribution du ministère de l’Intérieur et de camps de l’Agence gouvernementale pour les Réfugiés alors que plusieurs pays de l’Union européenne demandent à la Bulgarie d’accueillir le retour de plus de 10 000 réfugiés au titre du règlement de Dublin.

Par exemple, en septembre 2016, 9 025 migrants étaient détenus à la frontière bulgaro-serbe. En janvier 2017, ils ne sont plus que 481. Ceux qui ont « disparus » ont probablement passé la frontière, les opérations de trafics de personnes ayant continué à augmenter malgré l’hiver glacial que la région a traversé.

 

Slovénie

MAINTENANT

D"après le Courrier des Balkans ...

La Slovénie construit un mur sur sa frontière avec la Croatie

25 octobre — 11h : La Slovénie a entamé vendredi la construction d’une barrière sur ses frontières avec la Croatie : 27,5 kilomètres auraient déjà été installés, a indiqué mardi le ministre de l’Intérieur slovène. La Slovénie redoute de nouvelles arrivées massives de migrants et entend contrôler les accès à l’espace Schengen. Le pays envisage aussi de pouvoir envoyer l’armée dans la zone frontalière.

Les experts estiment néanmoins que cette nouvelle barrière risque surtout de faire les affaires des réseaux de passeurs et de trafiquants.

Le Courrier des Balkans du 25 juillet 2016

Malgré la fermeture officielle de la route des Balkans en mars, des centaines de réfugiés et migrants transitent encore par la Serbie. À Belgrade, les associations d’aide sont débordées. Alors que la Hongrie a récemment durci sa législation, 300 hommes ont entamé vendredi une grève de la faim et se sont mis en route vers la frontière nord.

Par Julia Druelle

© Are you Syrious

 

De nouveau, la chaleur est écrasante. Après les intempéries de la semaine dernière, migrants et réfugiés luttent maintenant contre le soleil. À Belgrade, des centaines de personnes tentent de trouver un peu de répit à l’ombre des arbres de l’« Afghani park » et de l’« Info park », les deux parcs de Belgrade jouxtant la gare routière. Allongés sur de maigres morceaux de carton, femmes, hommes et enfants attendent des températures plus clémentes pour prendre la direction du nord. Seuls quelques enfants s’agitent, tuant le temps dans une partie de football, à quelques mètres d’un groupe de témoins de Jéhovah distribuant des prospectus ciblés en plusieurs langues.

Ils seraient entre 2 500 et 3 000 réfugiés en Serbie à l’heure actuelle, selon les chiffres du gouvernement. À Belgrade, l’ONG Refugee Aid Miksalište comptait jeudi soir 600 à 700 personnes dormant dans ces deux parcs. Un chiffre en augmentation ces dernières semaines, particulièrement depuis le durcissement des conditions d’accès à l’asile européen en Hongrie — déjà très restreintes — ainsi que l’évacuation progressive du camp de Krnjača, à la sortie de Belgrade, par les autorités serbes.

Dans les locaux de l’ONG Refugee Aid Miksalište, Đorđe Kostić, l’un de ses managers, n’est gère optimiste. « Nous manquons de tout », explique-t-il. « De moyens mais aussi de bénévoles. La plupart des organisations humanitaires terminent actuellement leur mission, car la route des Balkans est officiellement fermée, pourtant la situation n’est pas réglée et nous nous attendons même à d’avantage d’arrivées avec les troubles actuels en Turquie. »

Médecin Sans Frontière (MSF) abonde également dans ce sens, soulignant dans un communiqué récent que « malgré les affirmations de certains dirigeants européens que le problème de la route des Balkans a été résolu par la fermeture des frontières, la situation humanitaire dramatique est loin d’être terminée. Aujourd’hui, des centaines de personnes vulnérables sont toujours bloquées en Serbie, [Macédoine] FYROM et en Bulgarie, essayant d’atteindre leurs destinations finales via des routes dangereuses aux mains de trafiquants, ou bloquées dans les zones de transit à la frontière serbo-hongroise ».

Vendredi, en signe de protestation contre ces conditions matérielles et psychologiques éprouvantes et la fermeture des frontières, 300 hommes ont entamé une grève de la faim avant de partir à pied en direction de la Hongrie. Le premier soir, ils étaient arrivés à Inđija, à une quarantaine de kilomètres de Belgrade.

« Le gouvernement serbe ne fait rien, si ce n’est donner l’ordre à la police de ne pas les battre », poursuit Đorđe Kostić. Vendredi dernier, le Premier ministre serbe Aleksandar Vučić a annoncé l’envoi de l’armée et de la police aux frontières pour empêcher les entrées illégales. Une décision qui tranche avec l’approche « humaine » jusque là adoptée par la Serbie, qui consistait à ne pas entraver le chemin des migrants. La semaine dernière, un rapport alarmant de Human Rights Watch pointait du doigt les cas de maltraitance et les renvois opérés à la frontière entre la Serbie et la Hongrie par les agents hongrois.

Derrière le cabanon de l’ONG Info parc, Doon et ses amis en savent quelque chose. Ces enfants afghans, voyageant seuls, sont bloqués en Serbie depuis un mois, après trois tentatives ratées de passer en Hongrie. Doon, treize ans, arbore des blessures au visage. « La police a attaqué notre groupe en Hongrie, raconte son ami Khan, douze ans, puis ils nous ont forcé à ramper de nouveau sous le grillage barbelé ». Ils se sont écorchés au passage.

Comme Doon et Khan, ils sont entre 100 et 150 mineurs non accompagnés à Belgrade, selon Refugee Aid Miksalište. Doon dit avoir avoir un frère en Allemagne et un autre en Norvège, qu’il aimerait rejoindre. Mais pour le moment, à peine entré dans l’adolescence, lui et ses amis dorment dans un parc de la capitale serbe, bloqués dans les limbes des frontières des Balkans. « Que peut-on faire maintenant ? », demande Doon perplexe, avant de reprendre la partie de foot interrompue

 

Roumanie

MAINTENANT

Le Courrier des Balkans -- 02/06/2016 -- Julia Beurcq

 

Bucarest s’est engagée, dans le cadre du plan de relocalisation décidé par la Commission européenne, à accueillir 4 500 réfugiés. Problème : personne ne veut venir en Roumanie, considérée comme un pays pauvre. Reportage au centre de Galați, le premier à avoir accueilli des familles syriennes venues de Grèce.

 

© CdB/ Julia Beurq

 

À chaque personne qui vient l’interroger, Mohamad Aissa a cette étrange façon d’introduire son récit : « C’est une longue histoire, êtes-vous sûr d’avoir envie de l’entendre ? » Assise dans leur chambre, une tasse de thé à la main, Khayea, son épouse, l’écoute raconter leur traversée depuis le port turc d’Izmir. Un jeune fils dort à côté, deux jumeaux jouent un peu plus loin avec d’autres enfants syriens, récemment arrivés au centre d’hébergement de Galați, à l’est de la Roumanie.

« De mauvais souvenirs », lance à plusieurs reprises ce Syrien de 39 ans, dans un anglais hésitant. Par deux fois, Mohamad et sa famille ont embarqué sur un zodiac surchargé par les passeurs en direction des plages de l’île de Lesbos. « C’était en décembre, la mer était déchaînée, il faisait froid » continue-t-il. « Je suis certain que mes enfants s’en rappellent. Depuis, d’ailleurs, ils détestent la mer... »

À leur arrivée en Grèce, la famille a été prise en charge par des organisations humanitaires qui l’ont hébergée dans des hôtels. Ils ont alors pris connaissance du programme de relocalisation qui a pour objectif de transférer, sur deux ans, 160 000 demandeurs d’asile des hot-spots grecs et italiens vers les autres pays de l’Union européenne (UE). Théoriquement, les Aissa avaient la possibilité d’être transférés dans le pays de leur choix, mais la pratique se montre souvent différente, comme en atteste leur histoire...

Avec les violences policières à la frontière macédonienne, il était hors de question de faire la route avec les enfants.

On lui avait demandé de choisir huit pays. Sans grande surprise, il a sélectionné l’Allemagne, la France, l’Irlande, les Pays-Bas, la Belgique et la Suède. « Au bout d’un mois et demi, on nous a annoncé que la Roumanie acceptait de nous accueillir alors que je n’avais jamais mentionné ce pays », soutient-t-il. « Nous ne voulions pas aller là-bas mais si nous refusions, nous avions 24 heures pour quitter l’hôtel ». Les seules autres options qui leur restaient étaient de demander l’asile en Grèce, de retourner en Turquie ou de tenter d’entreprendre par eux-même le voyage vers l’Europe occidentale. « Avec les violences policières à la frontière macédonienne, il était hors de question de faire la route avec les enfants », explique Mohamad. « Nous savions aussi qu’en Grèce et en Turquie, la situation était trop difficile, voilà pourquoi nous avons accepté de venir ici. » Pour les Aissa, comme pour les autres réfugiés hébergés à Galați, le choix de la Roumanie est donc un choix par défaut.

La Roumanie, qui est plutôt un pays d’émigration, n’attire pas vraiment les demandeurs d’asile. Elle pâtit notamment d’une mauvaise image sur le plan économique. Au niveau des infrastructures, les six centres d’hébergement, offrant 950 places, sont presque vides. Jusqu’à maintenant, seule une quarantaine de demandeurs d’asile a été transférée à Galați et à Bucarest. Un chiffre qui est loin des 4 500 réfugiés que la Roumanie s’était engagée à accueillir. « À Athènes, quand j’ai annoncé autour de moi que je partais en Roumanie, on me disait de ne pas y aller, qu’il n’y avait pas de travail, que nous allions mourir de faim, et que les Roumains eux-même venaient en Grèce pour travailler », se souvient Mohamad. Grâce à son expérience de chef cuisinier et à sa pratique de l’anglais, Mohamad a pu être embauché rapidement dans un restaurant de Galați. Il y cuisine des plats traditionnels orientaux pour un salaire correct, du moins pour les standards roumains. Mais tous n’ont pas cette chance.

En effet, la Roumanie n’en est pas à son premier programme de relocalisation. Ces dernières années, une trentaine de Birmans et une quarantaine d’Irakiens ont été transférés depuis la Malaisie et la Turquie vers la capitale roumaine, pour être inclus dans un programme d’insertion. Selon Simina Guga, une sociologue qui travaille depuis dix ans dans des associations d’aide aux réfugiés, ces deux expériences n’ont été que partiellement réussies. « À partir du moment où le programme a pris fin, ces personnes ont dû quitter la Roumanie », explique-t-elle. « Ce n’est pas forcément à cause des autorités roumaines mais juste parce qu’elles n’ont pas trouvé de travail et que les prestations sociales sont trop basses pour pouvoir vivre. Les conditions de vie ne sont ni bonnes ni stables, et les réfugiés sont forcément confrontés aux mêmes problèmes que tout le monde. »

Ces inégalités socio-économiques entre les États membres rendent difficile l’application de la politique des quotas, mais aussi celle du principe de solidarité au sein de l’UE. Ce qui transparaît dans les chiffres : au 12 avril, à peine 1 145 personnes avaient été transférées des hot spots vers d’autres États européens.

Des médias qui attisent la haine

Dans la petite ville de Galați, l’accueil des réfugiés a été plutôt chaleureux. Mohamad se rappelle leur première sortie au marché. « Comme ma femme porte le hijab, les gens ont reconnu que nous étions Syriens, enfin musulmans, et ils nous ont dit ’buna ziua’. Nous ne savions encore pas que cela voulait dire ’bonjour’. En fait les gens ont été très gentils avec nous, ils nous ont souhaité la bienvenue. » Par contre, dans d’autres régions, notamment dans le Maramureş ou à la frontière bulgare, la population locale s’est opposée à l’ouverture de centre d’accueil pour demandeurs d’asile.

Ces réactions virulentes peuvent s’expliquer par la manière dont la presse a traité du sujet. « Les médias ont associé les réfugiés à la menace terroriste », assure Simina Guga. « D’habitude, les manifestations où s’expriment ouvertement le racisme sont assez rares en Roumanie. Du moins, il s’exprime généralement de manière moins virulente. La désinformation systématique et le manque de discours public prônant la solidarité ont largement contribué à alimenter la paranoïa. » Si l’on en croit le dernier sondage Inscop, 84,6% des Roumains sont contre l’installation de réfugiés dans leur pays. Ce taux était respectivement de 80,2% et de 65,3% en novembre et septembre 2015.