Journal "La Montagne" (F) du 7 novembre 2016

journal local Auvergne -- 24 mars 2016

Express de Banat -- 25 février 2016

Model de solidaritate și prietenie Geel, Belgia – Slatina Timiș, România

Primarul Gheorghe Roma al comunei Slatina Timiș s-a întors astăzi de la o acțiune menită să promoveze tradiția Banatului de Munte, dar și să facă lobby pentru ajutarea sistemului românesc de sănătate.

Localitatea Slatina Timiș este înfrățită de peste 20 de ani cu orașul Geel din Belgia, astfel că între cele două comunități s-a legat o prietenie și colaborare care pot să fie un exemplu pentru multe localități.

Comunitatea belgiană a mai făcut o donație importantă, după ce de câțiva ani se preocupă de amenajarea Serviciului de Voluntari pentru Situații de Urgență din Slatina Timiș. Dacă în urmă cu doi ani a fost donată o autoutilitară de stins incendii, în aceste zile s-a achiziționat o autoutilitară pentru intervenții rapide, care va fi adusă de belgieni în cadrul vizitei anuale.

În cei peste 20 de ani de colaborare cu belgienii, în Slatina Timiș s-au dezvoltat mai multe organizații voluntare de tineret, de femei și de bărbați creștini, un exemplu singular în Caraș-Severin, precum și Asociația de Ajutor Mutual sau centrul medical și de asistență la domiciliu al bolnavilor. Toate funcționează real, pe bază de solidaritate și prietenie ne-a precizat președintele ADAMS, Ioan Suru.

Le Télégramme (F) -- 04 février 2016

 

BRETAGNE
Roumanie. La Bretagne toujours sur les routes

Plus de 30 associations sont toujours actives en Bretagne dans les échanges avec la Roumanie.


Il y a tout juste 26 ans, convergeaient vers la Roumanie - qui venait de se défaire du tyran Ceausescu - de très nombreux convois de la solidarité. Le Grand Ouest, principalement la Bretagne, a été très actif dans ce domaine. Retour sur ce puissant élan de générosité.

1989. Le bloc de l'Est vit ses derniers jours. Le mur de Berlin se lézarde et s'écroule en novembre 1989. Plus au sud, la Roumanie est sous la coupe de Nicolae Ceausescu, dictateur communiste qui, depuis 1967, tient le pays d'une main de fer. Pour lui, la modernisation de l'agriculture doit passer par la disparition de l'habitat traditionnel. Et par le regroupement des habitants dans des collectifs. Il entame alors une politique de destruction massive des villages. L'Occident est au courant et s'en émeut. Mais impossible d'agir dans un pays si fermé de l'intérieur. Pourtant, en Belgique, naît l'association SOS Villages roumains dont le but est de faire parrainer ces collectivités rurales par des communes belges et françaises. En Roumanie, l'histoire s'accélère. La résistance au régime s'organise. Suivie de manifestations d'ampleur. Peu avant Noël, le couple Ceausescu tente de quitter le pays. Il sera rattrapé et fusillé après un procès expéditif. Dès lors, les portes de la Roumanie s'ouvriront à de nombreux convois venus, en grande partie, de l'Ouest de la France, et donc de la Bretagne. Joël Le Guilloux, de Plaintel, trésorier d'Opération Villages Roumains France, s'en souvient comme si c'était hier. « Le premier convoi est parti de Plaintel, en décembre 1989. Il a gagné Constanta, ville jumelée avec Brest. Moi, j'ai participé au second, en mai 1990 ». À l'époque, il fallait rouler quatre jours pour arriver à destination. « On partait avec du carburant plein le coffre. Là-bas, il était rationné. C'était impressionnant de voir le nombre de convois qui convergeaient vers la frontière. Nous étions partis avec deux vieilles Estafettes et une R12. Les véhicules étaient remplis de matériel humanitaire et médical. Le pays était exsangue », raconte Joël. Sur place, la petite association de Plaintel tissera des liens avec trois villages ruraux très éloignés des rives de la Mer Noire. « On était dans un esprit de parrainage et non de jumelage. Une notion qui exige des échanges équitables. Les Roumains n'auraient pas eu les moyens de nous suivre ».


Plus de 30 associations toujours actives en Bretagne À l'heure actuelle, comme Plaintel qui oeuvre toujours à Constanta, une trentaine d'associations bretonnes sont toujours investies au pays des Carpates. Elles sont basées à Rennes, Quimper, Brest, mais aussi Vitré (35), Plescop (56), Landerneau (29)... Ou encore Trébeurden où on se souvient très bien de ces premiers échanges. « Le premier convoi est parti en 1990, relate Gérard Chartie, responsable du groupe local. À l'initiative du conseil municipal qui, dès 1989, s'était engagé à parrainer un village ». Les années passant, les camionnettes ont laissé place à un semi-remorque. Une fois par an, au mois de mai, il convoie 95 m³ de matériel divers à Valcelele, une petite bourgade de l'intérieur des terres. « On fournit des vêtements à 1.300 personnes. Mais aussi du matériel médical à l'hôpital de Ramnicu Sarat, une ville située à 30 km de là ». Aux yeux de Gérard Chartie, les choses se sont réellement améliorées depuis l'entrée de la Roumanie dans la CEE, en 2007. Même si la crise économique a durement touché le pays, deux ans plus tard. « De plus en plus de familles accèdent à un niveau de confort acceptable. Pour autant, beaucoup de choses restent à faire, notamment, pour les jeunes. Ces échanges sont tellement riches et consolident les liens européens. En 2012, à Trébeurden, nous avons organisé des rencontres avec de jeunes Roumains. Nous espérons pouvoir réitérer cette expérience. Mais nous n'avons pas reçu les aides espérées de la Communauté européenne. Et nous manquons d'argent ».


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