Compte-rendu par A.M. Scotto, présidente OvrS ( OvrFrance)

Les 25 ans de l'OVR--Bruxelles-- décembre 2014

quand les fondateurs sont mis à l'honneur ...

LES VINGT CINQ ANS DU RESEAU OVR à BRUXELLES

 

5 et 6 décembre 2014

 

 

           Ce compte-rendu sera succinct, car il est prévu avec nos amis belges de vous faire bénéficier d’un document plus complet que vous trouverez dans les dossiers des Rencontres Nationales qui se dérouleront  à Pouancé (Maine et Loire) les 21 et 22 novembre prochains.

Ce document sera également diffusé lors du 5ème forum belgo-roumain de la Coopération décentralisée  qui aura lieu à Iasi les 5,6 et 7 novembre 2015.

 C’est au Comité des Régions d’Europe, où nous avons été accueillis par son président M. Michel Lebrun,  que le congrès a officiellement commencé le 5 décembre au matin.

M. Lebrun a brièvement expliqué le rôle du Comité qui est celui de faire valoir les points de vue des représentants locaux et régionaux sur la législation européenne. Il s’agit d’un organe consultatif.

M. Lebrun connaît la Roumanie où il était en poste au moment de la révolution.

 Ce fut au tour de M. Xavier Desgain, député européen en fin de mandat,  de dire  combien il a été ravi de nous parrainer et de nous ouvrir ainsi les portes de cette institution. Ensuite, M. Cosmin Salasan de l’université de Timisoara et collaborateur de M. Paun Ion Otiman a lu la lettre de ce dernier.

Une lettre très émouvante de la part de ce fondateur d’OVR Roumanie et membre de l’Académie roumaine qui a dit combien il remerciait les initiateurs du réseau OVR qui ont tant œuvré pour le village roumain.2015.e les initiateurs du réseau OVR qui ont ouevré pour son pays et pour le village roumain.2015. pour son pays et pour le village roumain.

 La première table ronde  sous la présidence de M. Michel De Backer (Président d’OVR International) avait pour  thème :

La solidarité internationale. Quelle place pour le citoyen ?  Avec comme intervenants :

 

  • Monsieur Gautier Pirotte, professeur en socio-anthropologie du développement à l’ université de Liège, qui a écrit de nombreux ouvrages en rapport avec le thème dont le dernier « Coopération internationale. Enquête sur les Initiatives Populaires de Solidarité Internationale. », 

  • Madame Béatrice Scutaru, docteure en histoire de l’université d’Angers, (thèse sur les raisons du  rapprochement entre la Roumanie et l’Union européenne),

  • Monsieur Jean-Jacques  Schuls, Vice-président de FASI (Fédération des Associations de Solidarité Internationale) et responsable de Iday International (Education – Afrique – Europe),

  • Madame Carolina Fernolend, Vice-présidente de Mihai Eminescu Trust, Ovr Bunesti (Viscri) --Büllingen, conseillère municipale de Bunesti .

 Gauthier Pirotte pense que la première année 1988-1989 a été très importante pour OVR,  car c’était une année de préparation  et d’activation des structures citoyennes. Il ne fallait pas se limiter aux convois humanitaires, car il s’agissait d’un moment essentiel d’activation, sous un angle politique, pour attirer l'attention des Européens sur le village roumain. Rarement, le citoyen a eu la possibilité d’intervenir dans le champ international. Il s’agissait jusque-là de jumelages qui n’intéressaient que les édiles.

A la question de Michel De Backer :

« Après la guerre froide y-a-t-il eu d’autres mouvements comme OVR ? »

Gautier Pirotte a répondu qu’il n’a connu que Solidarnosc en Pologne, mais qui a son sens n’avait pas la même ampleur et qu’OVR est un précurseur.

Pour ce qui est de la professionnalisation de la coopération décentralisée, elle ne doit pas être seulement une affaire d’experts, c’est d’abord un mouvement citoyen et il est fondamental que le mouvement vienne par le bas et non pas par le haut. Les citoyens doivent rester vigilants et surveiller ce qui se passe.

Il ne faut pas confondre coopération et solidarité internationale. On ne peut pas réserver la solidarité à un nombre restreint d’acteurs. Le nombre d’associations soutenues est de plus en plus restreint. Il faut réinvestir dans la solidarité internationale. C’est ce que nous a montré OVR.

Investir à partir de l’espace local : la solidarité internationale

Gautier Pirotte  a regretté que nous n’ayons pas parlé du futur.

 

Béatrice Scutaru

Son sujet de thèse portait sur les relations entre les Français et les Roumains et comment ceci a permis l’intégration de la Roumanie en Europe »

 

«  Ces relations existaient entre la France et la Roumanie depuis fort longtemps, d’autres éléments à savoir la mauvaise image du dictateur qui justifiait un intérêt pour le pays, et la possibilité de destruction du pays ont accéléré ceci. Il existait des relations malgré le rideau de fer, mais elles étaient très institutionnalisées et bien contrôlées. Distinction faite par rapport à d'autres associations, c'est qu’OVR a agi dans des villages roumains, alors que la plupart des associations étrangères ont agi dans des villes, les villages étaient oubliés, laissés de côté.

En France, au niveau local, OVR a constitué une base qui a donné naissance à d'autres choses, d'autres jumelages entre les universités, selon divers aspects : économiques, culturels, etc. ».

 Carolina Fernoland

 « Avant à Viscri  ce que je peux dire c'est que nous n’avions pas les dernières nouvelles de Bruxelles, mais savions que notre village devait être détruit ». Les partenaires belges nous ont alors avertis qu’il se passait quelque chose.

L'aide humanitaire a été considérable. Mais on a vite imaginé des projets plus intéressants.

Nous avons commencé à monter des projets en 1996, on a eu la première centrale digitale qui nous a ouvert sur le monde. Grâce à cette organisation, on a réussi la création de la fondation « Eminescu Trust » avec laquelle nous avons fait des demandes dans le cadre de projets européens pour une station d’épuration, la sauvegarde du patrimoine, la formation des jeunes.

 « Le seul problème qui subsiste c’est que les gens ne se rendent pas toujours compte  qu'ils peuvent changer les choses, ils  ont peur de prendre des initiatives, peur de la bureaucratie, d'assumer des responsabilités. On les aide avec des formations de comptabilité, etc. Il faut leur faire prendre confiance. La concertation est primordiale avec eux pour réaliser des projets ; on commence toujours par les projets économiques culturels....On est sur la bonne voie ! »

Nous avons reçu 17 000 touristes, 300 familles de ROMS travaillent (3 familles seulement reçoivent de l'aide)  et cela après 25 ans de partenariat OVR. C’est une réussite.

  

Jean-Jacques Schuls 

Vice président de la FASI, remplaçant le Président M. Benoit Michaut empêché,  a regretté de ne pas connaître assez bien la Roumanie. 

Concernant l'aide internationale : l'apport d'un capital extérieur qui va à un pays sans  mettre en œuvre l'aide-citoyenne n’est pas productif. Cette aide extérieure vient encourager la négligence des gouvernants de ces pays.

Ce constat a été confirmé : plus il y a de l'aide extérieure et plus les gouvernants négligent leur peuple. Il s'agit là du : dilemme du Samaritain.

Une raison économique, l'aide extérieure n'est efficace que s'il y a de la croissance...

 Extrait d'un discours de la petite nièce de Wald Disney parlant de philanthropie et du plaisir du bienfait apporté par l'aide.

« Il nous faut différencier la charité qui gratifie celui qui donne, de la philanthropie qui a pour but de changer intelligemment les conditions de vie des bénéficiaires. 

Il faut insister sur  la capacité de se prendre en charge, faire du plaidoyer vers les gouvernants  plutôt que résoudre les problèmes soi-même.

Le rôle du citoyen dans les pays donateurs est primordial  pour que l'aide soit efficace.

Le regard du professionnel  l'éloigne de la coopération des citoyens. Beaucoup de choses se passent dans des bureaux avec des experts, des bureaucrates ...

 N'oublions pas que dans l'Europe les citoyens ont obtenu des droits .

 

En conclusion, OVR est un exemple du renforcement des capacités du citoyen de se prendre en charge. Il faut intervenir auprès de nos gouvernements pour que cette aide reste efficace. »

 

Puis des prises de parole sont venues de la salle :

 Entre autres Francisc Giorgiu, Président d’OVR Roumanie, qui a dit que la situation dans beaucoup de  villages roumains est toujours difficile avec de nombreuses différences de développement  selon les zones géographiques.

 Il a été question  aussi des relations entre associations et collectivités locales (notamment en France) qui peuvent être fructueuses dans certains endroits et très peu dans d’autres.

Et enfin, deux interventions sur le problème de Rosia Montana et de l’exploitation du gaz de schiste en Roumanie ont été très remarquées.

 

Nous nous sommes tous retrouvés ensuite dans les locaux prestigieux du Parlement européen et après  une longue séance de photos devant les drapeaux, nous avons été reçu de façon très conviviale par le député M. Marc Tarabella,  avec à ses côtés M. Daniel Wattelet, un des fondateurs d’OVR.

 

Marc Tarabella est chargé au parlement européen de l’agriculture et du développement rural.
Il connaît bien OVR et aussi la Roumanie.

La discussion a  tourné bien entendu autour des problèmes de l’agriculture en Roumanie et du programme Leader et de la formation des GAL (Groupe d’Actions Locales) qui est un ensemble de partenaires socio-économiques publics et privés.

Il y a eu beaucoup de questions auxquelles Marc Tarabella et Daniel Wattelet ont répondu.

 

C’est à la Délégation Wallonie Bruxelles que nous avons été accueillis en début d’après-midi pour la deuxième table ronde intitulée :

La prévention et la lutte contre les départs hasardeux des jeunes ruraux de l’Est européen vers un hypothétique Eldorado.…  

Sous la présidence de Francisc Giurgiu, Président d’OVR Roumanie et avec comme intervenants :

 - Francisc Giurgiu et aussi Madame Eugenia Rotari, administratrice d’OVR Moldova qui participe à l’étude d’un projet de prévention de la traite des jeunes filles en Moldavie réalisée par l’OIM

 - Madame Sylvie Bianchi, responsable du programme de prévention de la Fondation Samilia en Roumanie

 - Monsieur Jean-François Minet, attaché auprès du SPF-Justice assurant la présidence du bureau de la coordination interdépartementale contre la traite des êtres humains.

 

Francisc Giurgiu nous a présenté les intervenants et fait un bref historique de la campagne de prévention de la prostitution en Roumanie  qui s’est déroulée entre 1999 et 2004. Il retrace les grandes lignes de cette opération : la diffusion dans plus de mille villages  d’une affiche avec le portrait d’une fillette  et un texte en roumain et hongrois qui mettait en garde les jeunes du milieu rural pauvre et sans travail, tentés de venir dans nos pays pour y découvrir l’eldorado en prenant le risque de tomber dans les mains de proxénètes. Cette campagne a eu beaucoup d’effet et le ministère de l’intérieur roumain et la police  ont contacté Francisc tant l’impact a été important.

Ce fut ensuite au tour d’Eugenia Rotary d’OVR Moldova dont l’intervention a été très remarquée,de nous parler de la situation de nos jours en république de Moldavie qui rappelle énormément celle de la Roumanie d’il y a vingt ans.

Eugenia est fière d’appartenir à la famille OVR et espère, par ce biais, se faire entendre sur ce problème très préoccupant de la migration des jeunes et notamment des jeunes filles vers l’occident.

Les principales causes de cette migration : le manque d'emploi, et le manque de main-d’œuvre qualifiée, les bas salaires, l’infrastructure sous-développée (manque d’axes routiers), le manque de logement et d’énormes difficultés pour fonder une famille avec un enfant, d'où la baisse de la natalité et le départ pour connaître une vie meilleure.

L’impact est important pour le pays : départ de la main-d'œuvre active du pays et des ressources intellectuelles du pays, baisse de la démographie, disparition des zones rurales, perte de la spécificité traditionnelle du pays.

 

Les conséquences dans nos pays qui peuvent être négatives parfois sont celles que l’on connaît.

Le groupe particulièrement touché est celui des jeunes femmes qui sont souvent sous-employées, mais qui sont la source de revenus pour les familles.

Ces jeunes migrantes sont souvent exposées en plus à la discrimination, à la traite des êtres humains (exploitation économique, exploitation sexuelle) et lorsqu’elles ont subi cela, elles reviennent au pays complètement détruites.

Mais sur place les autorités avec l’aide d’organisations internationales et des fonds européens et suisses (ex : Nexus Moldova) montent des programmes de réinsertion  (formations, gestes de tous les jours  etc.) afin de les rendre autonomes.

Eugenia fait partie d’une association « la femme pour l’avenir » qui agit pour développer une campagne contre la violence faite aux femmes et ainsi sensibiliser l’opinion publique.

Elle compte sur nous pour faire passer le message.

 

Sylvie Bianchi a exposé tout ce qui a été fait par la fondation Samilia (créée en 2007) dans beaucoup de pays et notamment en Roumanie pour l’inclusion des jeunes femmes  qui ont subi l’exploitation sexuelle, économique et qui reviennent au pays. Le partenariat avec le privé (Sté Méga-Image) a permis de développer de nombreux emplois.

Cette fondation belge travaille énormément sur la prévention et la réinsertion et développe également aujourd’hui des projets en Moldavie. (Voir la page Facebook et le site http://samilia.org/fr/)

 

Jean-François Minet a développé tout ce qu’il est possible de faire sur le plan de la justice où il joue le rôle de coordonnateur pour lutter contre ce fléau qu’est l’exploitation économique et sexuelle.

Il nous livre l’exemple d’une petite jeune fille roumaine qui croyait venir dans une famille au pair, mais qui en fait  était exploitée à faire des travaux ménagers de 7h du matin à 10h du soir tous les jours et qui a subi des sévices sexuels. De façon fortuite, la police s’en est aperçue et a pu ainsi déclencher toute une procédure judiciaire. Pour la justice, les trois éléments qui déterminent  la  lutte contre le trafic des êtres humains sont : l’action, les moyens, la finalité.

Des brochures ont été éditées et distribuées notamment dans les hôpitaux afin de pouvoir reconnaître rapidement les patients qui ont fait l’objet  d’exploitation.

 

À souligner pour cet atelier, l’intervention de Mme Dorina Verdes, membre du CA d’OVR Solidarités, qui a été très applaudie lorsqu’elle a terminé en disant que les jeunes femmes moldaves  qui s’en vont travailler loin reviennent souvent au pays « car on ne peut pas oublier ni couper ses racines ».


Puis pour clôturer cette journée, ce fut la page d’histoire citoyenne avec l’ovation aux fondateurs d’OVR qui avaient tous répondu présents pour la commémoration de ce quart de siècle d’OVR.

Il y a eu le discours de S.E. Stefan Iancu, ambassadeur de Roumanie en Belgique, le message de S.E. Philippe Beke, ambassadeur de Belgique à Bucarest lu par Vinciane Demoustier de la coordination Ovr-WB , la diffusion du reportage tourné à Soars-Fagaras-Brasov en janvier 1990 par Michel De Backer, Étienne Verhelle et le regretté Francis Hermant tous journalistes à «Antenne Centre Télévision» ainsi que la lecture du message de M. Ottiman par son élève M. Cosmin Salasan.

On peut dire que cette fin de soirée a créé pour nous tous, un moment de grande émotion.

 

La matinée du samedi s’est déroulée à la Maison belgo-roumaine (créée à Lessines en 1994 et installée à Bruxelles en 1999) où nous avons été accueillis par Carmen et Liviu Hopartean , principaux animateurs de cette structure, qui nous ont fait part des différentes expériences mises en place dans ce quartier  Ste Catherine.

La communauté roumaine de Bruxelles est importante, elle a des besoins complémentaires. D'où différentes actions socioculturelles, toutes les activités sont à trois niveaux :

  • Social : médiations sociales culturelles, accueil dans les hôpitaux, reconnaissance des diplômes, cours de langues, aide aux démarches pour l’intégration.
  • Socio-éducatif : cours de langue française, flamande, roumaine, anglaise et alphabétisation pour des personnes roumanophones écrivant avec l'alphabet cyrillique.

Des cours professionnels à partir de 2005 pour les personnes provenant des pays appartenant aux PECO. Environ 1000 personnes sont sorties du travail au noir. Cours d'accès à la gestion (200 personnes par an).  Formations données : plomberie, électricité, coiffure, manucure médicale, peinture... avec traduction simultanée.

  • Culturel : exposition des gravures, organisation de festivals : printemps roumain à Bruxelles place Sainte-Catherine (plus de 30000 spectateurs).

 

Un projet a été dédié à la communauté rom : organisation de cours, ou mise en relation avec les écoles accueillant des roms. Création de pièces de théâtre, d’ateliers de décors, de danse, de chants avec les enfants roms pour apprendre le français et le roumain.

En 2008, obtention de premier prix pour l'alphabétisation.

Création d’ateliers pour personnes âgées, pour les mamans afin de créer des marionnettes et formations de jeunes filles au maniement de ces marionnettes. Pièce de théâtre qui a été présentée dans plusieurs écoles.

 

Un projet a été créé pour les musiciens des rues : Création du groupe Tudor, enregistrement d'un CD

 

Une bibliothèque de 3000 ouvrages est aussi à disposition. Cette bibliothèque est gérée par des bénévoles ainsi l'accès est gratuit.

Sites internet belges à connaître, à consulter : www.arthis.be

Ou encore www.radioartistes.be (24h/24 musique) et parfois des émissions en roumain. Cette radio est soutenue par la RTBF qui donne des conseils, du savoir-faire. Il y a des reportages en français, flamand... avec des films. Des éditions spéciales pour la fête du  1er décembre...

 

C’est au cercle des voyageurs, rue des Carmes que nous nous sommes retrouvés l’après-midi après avoir été à la rencontre de St Nicolas dans les rues de Bruxelles, pour cette troisième et dernière table ronde : « Les Rroms, des citoyens européens sans frontières ? »

 

Sous la présidence de séance de Madame Anne-Marie Gimenez-Scotto , Présidente d’OVR Solidarités (OVR France) se sont retrouvés

. Madame Michelle Bolliet  de l’association « Roms action Grenoble » et si les villes travaillaient ensemble - est-ce une vraie bonne idée ?

. Monsieur Aurélien Dierkens de l’association « la sauvegarde du Nord » dans son programme d’inclusion des Roms à Lille

 Devaient intervenir

. Le tutorat de MENA et l’asbl Mergem , indisponibles en raison de la fête St Nicolas très importante en Belgique, mais Vinciane Demoustier nous présenta brièvement ces deux institutions .

. Madame Caroline Fernoland qui était avec nous la veille, a été rappelée d’urgence en Roumanie ( difficultés de réceptionner 12 vaches laitières en provenance d’Irlande à destination de familles précarisées de Viscri ) .

 Michelle Bolliet  – Présidente d’OVR 38 dans l’Isère et membre du Conseil d’administration de Roms action située à Grenoble (Roms action fait partie de Roms Europe).

Michelle a fait une présentation de l’association Roms Action et son développement qui est intimement lié à la collaboration avec les collectivités locales et territoriales. L’association existe depuis 2003,

Le but de l’association est de développer un accompagnement social spécialisé auprès de la population étrangère d'origine rom ou tsigane et lutter contre la discrimination dont ils font l’objet. L’association s’est professionnalisée  dans un accompagnement spécialisé des Roms issus de la Communauté Européenne, principalement Roumains et Bulgares.

Après avoir tracé un bref historique depuis 2007, de l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne et l’ouverture des frontières, l’association Roms action s’est développée grâce au soutien du Conseil Général et du CCAS de Grenoble. Ses actions sont reconnues pour leur efficacité et le professionnalisme de ses membres par les collectivités territoriales et la préfecture car la région de Grenoble doit gérer à peu près 700 roms originaires pour la plupart du judet d’Arad. L’association est devenue un partenaire incontournable sur le sujet.

 

Aurélien Dirckens nous a parléde l’accompagnement et de la mobilité des familles roms en France et à Lille plus précisément tout comme Roms Action à Grenoble.

A cet effet, a été créée une plateforme qui porte le nom de « Romà  Rom » et qui signifie être humain adopté par l’union Romani internationale (IRU) et les Nations Unies pour désigner l’ensemble des populations.

Il nous a décrit toutes les actions développées par la Sauvegarde du Nord et les difficultés rencontrées. Les judets dont sont originaires les roms ainsi que les zone géographiques.

Il a terminé en présentant un livre que l’on trouve sur le site de la Sauvegarde du Nord intitulé « Parcours Roms la parole aux roms ici et là-bas ».

Vinciane a expliqué rapidement le rôle important de :

Service fédéral d’aide aux MENA (Mineurs Etrangers Non Accompagnés) d’une part et MERGEM d’autre part.

Elle a excusé par ailleurs Caroline Fernoland qui a dû repartir rapidement en Roumaniepour ses activités pour la commune de Viscri. Elle a décrit tout ce qui a été réalisé dans cette commune où les Roms ont remplacé les Saxons repartis en Allemagne. À Viscri les compétences de chacun ont été utilisées pour faire revivre le village et des ateliers d’artisanat ont été créés.

« Les Tziganes sont des Roumains et doivent vivre sur cette terre comme les autres » tel est le message de Caroline.

Une discussion animée s’est engagée ensuite avec la salle, elle s’est terminée par la volonté de monter quelque chose ensemble sur cette problématique : à développer des « After School » pour les enfants dans un village.

Les questions ont été nombreuses,  cette table ronde aurait encore pu durer longtemps autour de ce sujet qui suscitait beaucoup d’intérêt.

 

C’est à Waterloo que se sont terminées ces journées par une super soirée organisée par notre ami Robert Schils.

Quel magnifique souvenir que cet anniversaire des 25 ans du réseau OVR dans cette région de Bruxelles encore plus belle en cette période de fêtes de fin d’année où elle a revêtu ses habits de lumière

 

 

Anne-Marie SCOTTO